Où est passée Marie Sophie THORAILLIER ?
- Xavier Marest
- 10 juin
- 3 min de lecture

En généalogie, certaines énigmes finissent par être résolues après quelques heures de recherches. D'autres résistent pendant des années.
Marie Sophie THORAILLIER (ou THORAILLER) fait partie de ces mystères qui continuent aujourd'hui encore à me donner du fil à retordre.
Née à Fontaine-Fourches (Seine-et-Marne) le 29 mai 1794, fille du maître maçon Jean Baptiste THORAILLIER et de Marie Madeleine ROULLET, elle épouse dans le même village le cordonnier Edme Martin BLANCHET le 29 avril 1823. De cette union naissent plusieurs enfants, dont Athanase Casimir BLANCHET.

Pendant de longues décennies, son parcours est relativement facile à suivre. Les actes d'état civil et les recensements permettent de retracer sa vie dans ce secteur de la Bassée, aux confins de la Seine-et-Marne, de l'Aube et de l'Yonne.
Veuve depuis 1857 après le décès de son mari Edme Martin BLANCHET, elle apparaît encore au recensement de Fontaine-Fourches en 1861. Elle vit alors avec un petit-fils prénommé Charles, dont je n'ai d'ailleurs pas encore réussi à déterminer précisément la filiation.

Puis les choses se compliquent.
Je ne retrouve plus Marie Sophie THORAILLIER dans les recensements de Fontaine-Fourches de 1866, ni dans ceux de Noyen-sur-Seine. Pensant qu'elle avait peut-être rejoint de la famille dans une commune voisine, j'ai également exploré plusieurs pistes dans les départements limitrophes, notamment du côté de l'Aube. Sans succès.
Pourtant, elle réapparaît soudainement dans un document officiel.
Le 29 mai 1875, lors du troisième mariage de son fils Athanase Casimir BLANCHET à Noyen-sur-Seine, Marie Sophie THORAILLIER est encore mentionnée comme vivante. L'acte indique qu'elle est domiciliée à Noyen-sur-Seine, bien que je ne la trouve pas dans les recensements de 1872 et 1876.

Cette information constitue aujourd'hui la dernière trace certaine que je possède d'elle. À partir de là, le brouillard retombe.
J'ai recherché son décès dans les registres de Noyen-sur-Seine, de Fontaine-Fourches et dans plusieurs communes voisines. J'ai consulté les tables décennales. J'ai également vérifié les tables de successions et absences des bureaux compétents de Provins et de Bray-sur-Seine en Seine-et-Marne et même de Nogent-sur-Seine dans l’Aube.
Là encore, aucune trace.
Plus surprenant encore, lors du quatrième mariage d'Athanase Casimir BLANCHET, célébré à Noyen-sur-Seine en 1886, l'acte précise que les personnes présentes ont déclaré sous serment que le domicile de Marie Sophie THORAILLIER était inconnu.

Cette formulation soulève davantage de questions qu'elle n'apporte de réponses.
Était-elle encore vivante mais partie vivre ailleurs ?
Était-elle décédée sans que sa famille puisse indiquer avec certitude où et quand ?
Une erreur s'est-elle glissée dans l'un des actes ?
A-t-elle terminé sa vie dans une commune que je n'ai pas encore explorée, voire dans un hospice ou chez des proches éloignés ?
Pour l'instant, aucune de ces hypothèses ne peut être confirmée.

Parmi les ancêtres relativement récents figurant dans mon arbre généalogique, Marie Sophie THORAILLIER est l'une des très rares dont la fin de vie demeure totalement inconnue.
C'est aussi ce qui rend cette recherche particulièrement passionnante. Derrière les actes et les registres se cachent parfois des destins qui nous échappent encore, même après des années d'enquête.
Si vous avez déjà rencontré Marie Sophie THORAILLIER dans vos recherches, si vous travaillez sur les familles de Fontaine-Fourches, Noyen-sur-Seine ou des communes voisines, ou si cette histoire vous évoque une piste à explorer, je serais ravi d'en discuter.
Peut-être qu'un jour, grâce à un regard neuf ou à un document oublié, le dernier chapitre de la vie de Marie Sophie THORAILLIER pourra enfin être retrouvé.
MISE À JOUR
Quelques heures après la publication de cet article, une lectrice m'a transmis une piste décisive et j'ai enfin retrouvé sa trace.
Marie Sophie THORAILLIER est décédée le 28 mai 1879 à Viéville (Haute-Marne), au domicile de son autre fils Antoine Alexandre BLANCHET.

Après des années de recherches infructueuses en Seine-et-Marne, dans l'Aube et dans l'Yonne, la solution se trouvait finalement à plus de 150 kilomètres de son village natal.
Cette découverte illustre parfaitement l'intérêt du partage des recherches généalogiques : une énigme qui résistait depuis longtemps a pu être résolue grâce à l'aide d'une autre passionnée.



ces ancêtres qui nous résistent font qu'on se passionne toujours même après des décennies de recherches. Et qu'à d soudain la solution apparaît, c'est comme un cadeau. Et c'est encore plus sympa quand c'est grâce à la solidarité des généalogistes que le mystère se résout 😊
J'en ai eu un comme ca. Il était né à Paris. Il habitait fecamp et est mort a Dijon. Je l'ai retrouvé grâce aux listes électorales mais pour la dame ca ne marche pas ....